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Travailler entre le Japon et la France, oui. Mais il faut aussi savoir souffler. Mon top 5 onsen et ryokan.

Après bientôt deux ans entre Tokyo et Paris, Sébastien Lonjon, CEO d'Abbeal, partage ses cinq adresses onsen et ryokan préférées pour sortir du tumulte de Tokyo et se ressourcer vraiment.

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La mobilité internationale, c'est mon quotidien depuis bientôt deux ans. Tokyo, Paris, retour Tokyo. Des clients sur trois fuseaux horaires, des équipes à Paris, Montréal et Tokyo. J'adore ça. Mais je vais être direct, ce rythme tient seulement si on apprend à se ressourcer. Travailler de partout, c'est une liberté. Se reposer vraiment, c'est une compétence.

Et pour ça, le Japon a un avantage déloyal sur le reste du monde : les onsen. Des milliers de sources chaudes, des ryokan où le temps s'arrête, une culture entière du repos. À une heure ou deux de Tokyo, le tumulte disparaît.

Après bientôt deux ans entre le Japon et la France, voici mes cinq adresses préférées. Sans ordre. Juste cinq endroits où je décroche pour de vrai.

Awanoyu, Shirahone Onsen (Nagano)

Au cœur des Alpes japonaises, à côté de Kamikochi. Une auberge fondée en 1912, connue pour son grand bain extérieur mixte à l'eau laiteuse, presque opaque, chargée en calcium et magnésium. On dit ici que trois jours de bain à Shirahone garantissent trois ans sans rhume. Tu te glisses dans cette eau blanche au milieu de la forêt et le cerveau se met enfin en pause.

Dōgo Onsen, Matsuyama (Shikoku)

Le plus ancien onsen du Japon, environ 3 000 ans d'histoire, mentionné dans le Man'yōshū. Le bâtiment principal de 1894 a inspiré le palais des bains du Voyage de Chihiro et Natsume Sōseki y avait ses habitudes. Trois étoiles au Guide Vert Michelin. C'est un voyage dans le temps autant qu'un bain. On en ressort avec l'impression d'avoir compris quelque chose du Japon.

Inatori Ginsuiso, péninsule d'Izu (Shizuoka)

À 2h30 de Tokyo en train, un ryokan de plus de cinquante ans face au Pacifique. Toutes les chambres donnent sur la mer, la source est privée, et la table est à la hauteur, langouste ise-ebi et kinmedai pêchés du jour. C'est l'omotenashi, l'hospitalité japonaise, dans sa version la plus aboutie. Mon option fin de semaine quand je veux couper sans prendre l'avion.

Yumoto Horohoro Sansō, Kitayuzawa (Hokkaidō)

Un onsen de montagne au pied du mont Horohoro, entre Sapporo et Noboribetsu. Bains intérieurs et extérieurs, ganbanyoku (spa de pierres chaudes) et un buffet qui fait honneur à Hokkaidō. En hiver, tu es dans l'eau fumante pendant que la neige tombe autour. Difficile de faire plus dépaysant à deux heures d'un aéroport international.

Beach Hotel Sunshine, Ishigaki (Okinawa)

Le contre-pied total. Un des rares hôtels d'Ishigaki avec un vrai onsen sur place, rotenburo face à la mer de Chine orientale. Le soir, tu regardes le coucher de soleil depuis le bain, puis les étoiles. Ishigaki c'est le Japon tropical, plages, plongée, et ce ciel nocturne classé parmi les plus purs du pays.

Ce que ça change au quotidien

Voilà le vrai luxe de la vie au Japon. Pas le salaire, pas Shibuya. C'est de pouvoir, un vendredi soir, prendre un train et te retrouver deux heures plus tard dans une eau à 42 degrés face à la mer ou à la montagne. Lundi matin, tu es une autre personne.

Chez Abbeal, on accompagne des ingénieurs qui gardent leur job et changent de vie via Mobbeal, notre programme de mobilité vers le Japon et le Canada. Visa, logement, cadre légal, on gère. Le reste, les onsen, les ryokan, les fins de semaine à Izu, c'est toi qui vas le découvrir. Et crois-moi, ça vaut le déplacement.

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