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Choisir un partenaire d'ingénierie pour un projet tech au Japon

Trois modèles pour faire développer un produit au Japon, six questions à poser avant de signer, les red flags. Le guide de décision pour choisir un partenaire d'ingénierie à Tokyo.

5 min

Trois modèles, trois compromis

Quand une entreprise occidentale veut faire développer un produit au Japon, elle a en général trois options.

L’ESN locale japonaise connaît le marché, mais travaille souvent en japonais, avec des process et une culture projet qui peuvent surprendre une équipe occidentale. L’offshore lointain (Inde, Europe de l’Est) est compétitif sur le coût, mais le décalage horaire avec Tokyo est brutal et le lien avec le marché japonais est inexistant. Le studio tri-géo combine une présence à Tokyo et des hubs synchronisés ailleurs : c’est le modèle d’Abbeal, et il a aussi ses limites — il faut un projet qui justifie le recouvrement horaire.

Aucun n’est « le meilleur ». Le bon choix dépend de votre projet.

Six questions à poser avant de signer

  1. Qui code, vraiment ? Demandez les profils nominatifs et leur séniorité. Un partenaire sérieux les montre.
  2. Quelle langue de travail ? Si votre équipe ne parle pas japonais, vérifiez le niveau réel d’anglais, pas la promesse commerciale.
  3. Quel recouvrement horaire avec vos équipes ? Mettez un chiffre dessus. Trois à quatre heures par jour change tout par rapport à zéro.
  4. Qui porte le contrat et la conformité ? Au Japon, l’entité légale qui contracte compte. Vérifiez qu’elle existe.
  5. Qu’est-ce qui se passe après le POC ? Le vrai travail commence à la mise en production : monitoring, reprise, run.
  6. Peut-on parler à un client référent ? Si non, c’est un signal.

Les red flags

Un partenaire qui ne montre pas ses ingénieurs. Un « oui » à toutes les questions sans nuance. Une démo brillante sans discussion de l’exploitation. Un devis qui ne distingue pas build et run. Un interlocuteur commercial qui n’a jamais vu le code.

Où se situe Abbeal

On opère un hub à Tokyo depuis 2018, avec des ingénieurs seniors bilingues. On porte le contrat via Abbeal KK, l’entité japonaise. On a livré pour Money Forward, Cartier, Le Monde, entre autres. Le modèle tri-géo a du sens si vous voulez une présence locale à Tokyo sans renoncer au lien avec vos équipes européennes ou nord-américaines. Il en a moins si votre projet est purement local et tient sur un fuseau unique. On vous le dira.

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