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3 ans à Tokyo : Alex, Senior Software Engineer, comment il vit son décalage de 7-8h.
8 ans de dev, 3 ans au Japon. Alex bosse aux horaires français (14h-minuit Tokyo), avec aménagements négociés après 6 mois. Comment il a convaincu son client (« 6 mois pour voir »), et pourquoi ça dure depuis 3 ans.

Alex vit au Japon depuis 3 ans. 8 ans de dev derrière lui, avec une spécialisation sur l'écosystème JS (Next.js, React). Son rôle officiel : Senior Software Engineer. Officieusement, il fait aussi pas mal de management de projet. Voici comment il a tenu un client français pendant 3 ans depuis Tokyo.
Pourquoi le Japon, et à quel moment le saut
« Je voulais tenter une aventure à l'étranger et Abbeal possédait une branche au Canada et allait ouvrir au Japon. Je pensais visiter le Japon un jour car on m'avait dit que c'était très dépaysant. J'ai donc saisi l'opportunité proposée par Abbeal. »
L'organisation horaire : un dev 100 % télétravail, 7-8h plus tard
Alex fait à peu près les heures françaises. Le Japon est en avance de 7h ou 8h selon le changement horaire en France. Sa plage horaire de travail à Tokyo : 14h-15h jusqu'à minuit. Pas trivial à entendre, mais c'est aménageable — il y revient plus bas.
Du point de vue client et équipes, il fonctionne comme un dev 100 % télétravail. Outils : Google Meet et Slack. C'est tout. Pas de magie, juste des rituels qu'on tient.
Comment il a convaincu le client
« J'ai proposé de m'aligner sur les horaires français pour 6 mois. Cela fait maintenant 3 ans que ça dure. »
Ce que ce modèle apporte
- Découvrir le Japon en gardant un environnement de travail français — celui du Japon peut être très différent et déroutant
- Organiser ses congés différemment : au Japon, ils se prennent surtout pendant la Golden Week (fin avril-début mai), Obon (mi-août) et le Nouvel An. Ne pas être dépendant du calendrier japonais est une vraie liberté
- Les bénéfices du télétravail : éviter les heures de pointe (surtout l'été à 35°C), empêcher les interruptions sauvages, être plus productif
Les difficultés et comment les contourner
Le challenge principal : le décalage horaire. Mais après avoir trouvé un bon rythme avec le client, c'est négociable. Alex présente deux options qui marchent :
- Présence côté France uniquement en matinée. On termine vers 19h-20h Tokyo (12h-13h France) — fenêtre de chevauchement courte mais suffisante pour les rituels
- Journées en total décalage avec 1h-2h de synchro le matin France. On termine vers 17h-18h Tokyo. Demande un peu d'organisation avec le client mais possible
Ses conseils
Idéalement, avoir déjà vécu une expérience télétravail à 100 % pour savoir si ça vous correspond. Possible aussi de passer par le bureau d'Abbeal Tokyo et rencontrer les collègues — c'est souvent ce qui débloque la décision.
Côté gestion du décalage : commencer par s'aligner sur les heures françaises avec 1h-2h de décalage le temps que chacun trouve ses repères et que la confiance s'installe. Une fois la relation construite, l'aménagement est facile à aborder.
- Tenir Google Calendar et Slack à jour religieusement (statut, agenda visible)
- Ne surtout pas hésiter à organiser un call si les échanges écrits font trop d'aller-retour
- Pour la communication asynchrone, lire et appliquer nohello.net
— Alex, Senior Software Engineer Abbeal, à Tokyo depuis 3 ans.
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